Il y a deux mois, j’ai eu la chance de vivre une immersion exclusive à Barcelone. C’est dans le cadre brut et monumental de l’ancienne centrale de Los Tres Ximeneies que j’ai pu découvrir, en statique, celle qui s’apprête à électriser nos villes : la CUPRA Raval.



Plus qu’une simple citadine, la Raval est une véritable déclaration d’intention. Nommée d’après l’un des quartiers les plus vibrants de la capitale catalane, elle incarne une vision radicale et émotionnelle de la mobilité électrique. Avec son design acéré et son tempérament de « rebel », elle ne se contente pas de suivre le mouvement : elle bouscule les codes pour séduire une nouvelle génération de conducteurs.
Prévue pour l’été 2026 avec un prix d’appel annoncé à 25 995 €, cette citadine de 4 mètres promet de démocratiser le plaisir de conduire sans compromis sur le style. Entre son allure provocante et son ADN né à Martorell, la Raval est déjà prête à transformer la ville en terrain de jeu.Retour sur une rencontre qui marque le début d’une nouvelle ère pour CUPRA.



L’attente au sommet, le choc CUPRA Raval en bas
L’expérience débute dans les hauteurs de Los Tres Ximeneies. Installés dans un espace « chill » aux étages supérieurs, nous sommes mis en condition dans cette cathédrale de béton brut, surplombant l’histoire industrielle de Barcelone. L’ambiance est feutrée mais le timing serré. Nous n’aurons qu’une heure, pas une minute de plus, pour shooter la bête.

Puis vient le signal. Nous quittons la lumière des étages pour descendre dans les entrailles du site. Au cœur des structures colossales et d’une obscurité percée de néons, la CUPRA Raval nous attend. Tapie dans l’ombre, elle impose immédiatement son allure de rebelle dans cet univers de béton. Le chrono est lancé.
Un design disruptif : l’émotion dans chaque détail
La CUPRA Raval impose sa silhouette compacte de 4,04 mètres dès le premier regard. Son profil rappelle la forme d’un casque et affirme son identité rebelle. À l’avant, le dessin en « shark nose » crée une tension immédiate. Le bouclier et le spoiler renforcent ce caractère sportif, inhabituel pour une citadine.


Côté éclairage, les projecteurs Matrix LED affichent une signature triangulaire précise. En option, un bandeau transversal accompagne le logo CUPRA illuminé pour rendre le modèle identifiable de loin. De plus, la teinte Century Bronze Mat souligne chaque arête de la carrosserie avec une grande netteté.



Sur les flancs, les poignées de porte affleurantes épurent le design tout en améliorant l’aérodynamisme. Enfin, de larges jantes de 19 pouces assoient le véhicule et musclent son allure générale. Chaque détail transforme ainsi cette citadine en un véritable manifeste de style. Beaucoup d’énergie se dégage de cette voiture.



Un cockpit tourné vers le pilotage
En s’installant à bord, on ressent immédiatement l’orientation de CUPRA vers le plaisir de conduire. La console centrale suspendue libère de l’espace tout en plaçant les commandes à portée de main, créant une ergonomie intuitive. On fait face à un Digital Cockpit de 10,25 pouces, secondé par un imposant écran central de 12,9 pouces dont la résolution de 200 DPI offre une netteté remarquable.







Mon impression générale est celle d’un univers technologique qui ne néglige pas l’émotion. Je retrouve avec joie, le système d’ouverture des portes « flottant » que j’ai découvert sur Cupra Tavascan. L’affichage des compteurs, par exemple, s’inspire directement de l’univers de la Formula E, renforçant cette sensation de piloter une machine de course urbaine. Cette ambiance est complétée par un système d’éclairage intelligent qui projette des animations dynamiques jusque sur les panneaux de porte. Enfin, le maintien des sièges baquets et la qualité des matériaux, comme le dinamica recyclé, confirment que nous sommes bien dans une CUPRA et non dans une citadine électrique ordinaire.



Motorisations CUPRA Raval : de l’urbaine agile à la « VZ » radicale
La CUPRA Raval propose une gamme de motorisations variées pour s’adapter à tous les usages, tout en conservant son tempérament dynamique. L’offre s’articule autour de quatre configurations combinant différentes puissances et capacités de batterie :
- L’entrée de gamme : La version Raval ouvre le bal avec 85 kW (116 ch), suivie par la V Plus de 99 kW (135 ch). Toutes deux embarquent une batterie de 37 kWh (technologie LFP), offrant environ 300 km d’autonomie.
- Le cœur de gamme : La version V Endurance monte en puissance avec 155 kW (211 ch). Grâce à une batterie plus généreuse de 52 kWh (technologie NMC), elle promet jusqu’à 450 km d’autonomie, idéale pour s’échapper de la ville.
- Le sommet de la performance : Enfin, la Raval VZ (pour Veloz) coiffe la gamme avec 166 kW (226 ch) et un couple de 290 Nm. Cette version radicale abat le 0 à 100 km/h en seulement 6,8 secondes et affiche une autonomie d’environ 400 km.

Côté recharge, les versions équipées de la grande batterie de 52 kWh acceptent jusqu’à 105 kW en courant continu (DC), permettant de passer de 10 à 80 % de charge en 24 minutes. Toutes les versions bénéficient de la plateforme MEB+ à traction avant, conçue pour offrir le fameux « Kart feeling » que la marque nous a promis dans les ressentis à la conduite. Hâte d’y être pour tester ça !


J’aime bien :
- L’audace du design proposé et je trouve ça réussi
- Le coffre de 441 litres pour une citadine
- Le prix de base attractif à partir de 25 995 euros
J’aime moins :
- Cupra Raval est une traction. Plus fun en propulsion ?
- L’autonomie de la petite batterie limitant les trajets à 300km (wltp)


En attendant le bitume
Cette première rencontre statique avec la CUPRA Raval confirme une chose. La marque ne s’est pas contentée de créer une énième citadine électrique rationnelle. Raval impose sa propre histoire, mêlant design disruptif, habitacle soigné et solutions techniques ambitieuses. Elle réussit le pari de rendre l’électrique désirable par le style, sans oublier l’aspect pratique avec son coffre étonnamment vaste. Il me tarde désormais de passer du côté lumineux (ou obscur) de la force : celui de la conduite. Les ingénieurs nous promettent une agilité hors pair et ce fameux « Kart Feeling ». Il me reste maintenant une seule hâte. Quitter le béton immobile de ce studio barcelonais pour prendre le volant et vérifier si cette « rebelle » a autant de tempérament sur la route qu’elle en a sous les projecteurs. Vivement bientôt pour voir si la Force est réellement avec elle.





