Rétromobile 2026 : 50 ans de passion, un record historique

Rétromobile 2026

Le temple de l’automobile ancienne a frappé fort. Pour son demi-siècle, le salon rétromobile a transformé la Porte de Versailles en un épicentre de légende. ll a d’ailleurs attiré plus de 180 000 passionnés cette année. Entre les hommages au « King of Cool » Steve McQueen et le défilé des Art Cars de BMW, cette édition 2026 ne s’est pas contentée de regarder dans le rétroviseur. Elle a prouvé que la culture automobile n’a jamais été aussi vivante.

Plongée dans les allées de ce garage éphémère exceptionnel, à travers une sélection de pépites qui ont arrêté mon regard.

1°/ L’Autorail Bugatti : Quand la « Royale » prend le rail

Au centre du pavillon 7.1, l’immensité de la bête saisit immédiatement les visiteurs. Long de 23 mètres et pesant près de 40 tonnes, l’autorail Bugatti « Présidentiel » était la star monumentale de cette édition.

Autorail Bugatti

Ce qui fascine, au-delà de sa livrée rouge et crème de la compagnie de l’ETAT, c’est son pedigree mécanique. Pour sauver son usine du krach de 1929, Ettore Bugatti a eu l’idée de génie de recycler les moteurs invendus de sa luxueuse Type 41 Royale. Résultat ? Un monstre de technologie propulsé par quatre moteurs de 8 cylindres en ligne, développant un total de 800 chevaux.

Autorail Bugatti

Le voir ainsi « posé » sur ses rails au milieu de la Porte de Versailles rappelle que Bugatti n’était pas seulement un constructeur d’automobiles. C’était aussi un visionnaire capable de révolutionner tout un pan de l’industrie ferroviaire française. Et sans imaginer le casse-tête monumental pour acheminer ce petit objet au coeur de Paris…

2°/ L’échappement Devil : Le cri du mythe

Pour tout passionné ayant grandi avec le Groupe B, le simple logo rouge et blanc sur l’inox réveille des souvenirs. La Maxi 5 Turbo, évolution ultime de la 5 Turbo homologuée pour le championnat du monde, était une bête de course brute. Cerise sur le gâteau ici avec une ligne Devil qui était la signature sonore indispensable de l’époque.

Pot Devil rétromobile 2026

En observant ce pot biseauté, on n’a qu’une envie. Tourner la clé pour entendre le sifflement du turbo Garrett suivi de l’aboiement métallique si caractéristique de cet accessoire de légende. Une madeleine de Proust mécanique qui nous rappelle qu’à rétromobile, les souvenirs passent aussi par les oreilles.

3°/ L’hommage au Groupe B : Quand les légendes reprennent vie

Au détour d’une allée, le cœur s’emballe. Rétromobile 2026 a frappé fort en réunissant les monstres sacrés du Groupe B. Cette catégorie reine où la puissance n’avait quasiment plus de limites. Pour le gamin des années 80 qui sommeille en moi, voir ces carrosseries mythiques à quelques centimètres est un choc émotionnel.

Capot quattro rétromobile 2026

Croiser ces icônes, c’est se remémorer les images de voitures fendant la neige ou la poussière, pilotées par des funambules. À rétromobile 2026, ces souvenirs de gamin ne sont plus sur des posters, ils sont devant nous.

4°/ Porsche Singer DLS Turbo : La perfection réinventée

Sur le stand de la prestigieuse maison de ventes RM Sotheby’s, une silhouette familière mais terriblement musclée attirait tous les regards.

Singer DLS Turbo rétromobile 2026

Ici, l’art du « restomod » atteint son paroxysme. Singer ne se contente pas de restaurer une 911, ils la transcendent. Cette version DLS Turbo (Dynamics & Lightweight Study) est un hommage vibrant à l’époque héroïque des 934/5 qui dominaient l’endurance dans les années 70.

C’est sans doute la voiture la plus désirable du salon pour qui aime le mélange entre tradition et performance pure. Elle incarne cette tendance lourde vue à rétromobile 2026. La célébration du passé magnifiée par les technologies d’aujourd’hui. Une véritable sculpture roulante qu’on n’ose presque pas imaginer sur la route tant elle frise la perfection.

5°/ McLaren F1 GTR Châssis 25R : L’éternelle Longtail

Également exposée sur ce salon rétromobile 2026, une légende absolue du Mans 1997. La McLaren F1 GTR Longtail, châssis 25R. Revêtue de sa célèbre livrée Gulf Racing, cette voiture n°39 est bien plus qu’une simple pièce de collection. C’est une véritable rescapée de l’histoire.

McLaren F1 GTR Châssis 25R rétromobile 2026

C’est le sommet absolu de l’ingénierie des années 90 signée Gordon Murray. La voir ici, alors que le salon célèbre ses 50 ans, rappelle que certaines machines ne vieillissent jamais. Son profil allongé « Longtail » et son moteur BMW V12 hurlant en font l’un des joyaux les plus précieux de cette édition 2026.

6°/ Porsche 911 : L’art du détail et de l’irrévérence

Parfois, ce ne sont pas les carrosseries étincelantes qui racontent les meilleures histoires. Mais plutôt les petits détails nichés au coin d’une vitre. Sur cette Porsche 911, deux stickers attirent l’œil et résument à eux seuls tout un pan de la mythologie automobile.

Stickers rétromobile
  • « Sex, Breakfast of Champions » : Ce clin d’œil fait référence à l’écusson légendaire que portait le pilote James Hunt sur sa combinaison dans les années 70. Une devise qui incarne une époque où la course rimait avec liberté, danger et un certain sens de la fête.
  • L’hommage à Niki Lauda. Juste à côté, un sticker illustré façon Pop Art avec la mention « Niki we miss you ». ll rappelle le respect immense que voue la communauté Porsche au triple champion du monde autrichien. Un contraste saisissant entre l’insolence de Hunt et le sérieux méthodique de Lauda.

Ces stickers, souvent apposés par des propriétaires, transforment une voiture de série en un objet personnel et chargé d’histoire. C’est aussi ça, l’esprit du salon. Savoir s’arrêter sur un détail. Sourire d’une référence partagée et se rappeler que derrière chaque machine, il y a des hommes et des légendes qui continuent de nous faire vibrer.

7°/ 50 ans de Golf GTI : Le passé et le futur réunis chez Volkswagen

Pour cette édition anniversaire, Volkswagen a vu les choses en grand en installant un stand entièrement dédié à la Golf GTI. L’invitation était irrésistible. Retracer un demi-siècle de « bombinettes » à travers une rétrospective unique réunissant les huit générations de l’icône, de la toute première MK1 de 110 ch jusqu’aux versions les plus radicales d’aujourd’hui.

I.D. Polo GTI

Voir toutes les générations alignées permet de mesurer l’évolution du mythe. De la pureté originelle avec son petit liseré rouge et son pommeau « balle de golf » aux courbes technologiques de la Golf 8, l’ADN GTI est resté intact. Volkswagen présentait en première française la Golf GTI Edition 50. Tourné vers l’avenir également, le stand accueillait le concept ID. GTI. Ce prototype préfigure la future ID. Polo GTI, attendue pour 2026. Elle aura pour mission de transposer le plaisir de conduite et l’agilité GTI dans le monde du 100 % électrique.

Ce qui frappe sur ce stand, c’est la ferveur intergénérationnelle. On y croise des nostalgiques de la première heure venus revoir la voiture de leur jeunesse et des plus jeunes fascinés par le futur électrique. Volkswagen a réussi le pari de fêter son patrimoine tout en rassurant sur la survie de ce badge mythique, même sans le chant du moteur thermique.

8°/ Tyrrell P34 : L’audace des six roues

À travers les allées, une silhouette défie toutes les conventions de la physique. Voici la Tyrrell P34 de 1976. C’est sans doute l’une des Formule 1 les plus reconnaissables et les plus folles jamais conçues. L’ingénieur Derek Gardner a eu l’idée révolutionnaire d’utiliser quatre petites roues de 10 pouces à l’avant au lieu de deux grandes. L’objectif ? Réduire la traînée aérodynamique tout en augmentant la surface de contact au sol pour un meilleur freinage et plus d’adhérence en virage.

Tyrrell P34 rétromobile 2026
6 roues au total

Derrière son efficacité, elle était un défi technique permanent. Les pilotes avaient du mal à voir leurs roues avant (des hublots avaient même été découpés dans le cockpit pour les aider !) et le développement des petits pneus spécifiques par Goodyear s’est avéré trop complexe à long terme. La voir « en vrai » permet de réaliser à quel point cette époque de la F1 était un laboratoire à ciel ouvert. Elle incarne une liberté créative totale. Une époque où une idée un peu folle pouvait finir sur la plus haute marche du podium.

9°/ Mazda 787B : Le hurlement du rotatif

Impossible de passer à côté du stand Mazda sans être happé par la silhouette orange et verte de la Mazda 787B. Cette voiture n’est pas seulement une pièce de musée. Elle est la seule japonaise à avoir remporté les 24 Heures du Mans avec un moteur à piston rotatif. En 1991, face aux géants comme Mercedes ou Peugeot, la fiabilité exemplaire de cette 787B n°55 (châssis de réserve ici présent) lui a permis d’entrer dans l’histoire.

Mazda 787B

L’idée de génie du stand a été de proposer une immersion sonore toutes les heures. Dès que la bande-son se déclenchait, le salon semblait s’arrêter pour écouter le hurlement strident et métallique du moteur quadri-rotor. Un son unique qui grimpe jusqu’à 9 000 tr/min. Entendre ce son, même par haut-parleurs interposés, redonne immédiatement des frissons. C’est le rappel brutal qu’à une époque, l’innovation technique n’avait pas peur d’emprunter des chemins de traverse.

10°/ Alfa Romeo 33/2 Periscopica : Le joyau d’Autodelta

Pour terminer, j’ai eu un coup de cœur pour l’Alfa Romeo 33/2 « Periscopica ». Sa prise d’air sur le toit est unique. Propulsée par un V8 de compétition, elle symbolise le génie d’Autodelta. Ce prototype a marqué le retour tonitruant d’Alfa dans le championnat du monde des voitures de sport, posant les bases de la lignée glorieuse des Type 33 qui brilleront au Mans et sur les circuits de la Targa Florio.

Alfa Romeo 33/2 Periscopica rétromobile 2026

C’est la définition même de la beauté fonctionnelle. Chaque courbe est sculptée pour la performance. Le résultat final est une œuvre d’art pure. Voir une telle rareté à rétromobile nous rappelle pourquoi le design automobile italien des années 60 reste, encore aujourd’hui, une source d’inspiration absolue.

Conclusion rétromobile 2026

Ce jubilé 2026 aura tenu toutes ses promesses. De l’imposante locomotive Bugatti aux stickers malicieux d’une 911, en passant par la ferveur des 50 ans de la Golf GTI et le cri strident de la Mazda 787B. Le salon a prouvé que l’automobile est bien plus qu’une question de mobilité. C’est un patrimoine vivant, une collection de souvenirs d’enfance et une source d’inspiration pour le futur.

Remerciements

Merci à l’équipe presse rétromobile pour l’accréditation 2026.

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.