Essai Audi Q3 e-hybrid en Toscane : L’éloge du silence en vert sauge

Il est des teintes qui racontent une histoire avant même que le contact ne soit mis. Sous la lumière dorée du Chianti, notre Audi Q3 SUV arborait un « Vert Sauge » d’une élégance organique, se fondant avec une discrétion presque complice dans le paysage de cyprès et d’oliviers. Mais derrière cette robe apaisante se cache la version la plus musclée de la gamme : l’e-hybrid de 272 ch. Entre Florence et les murs de pierres ancestrales de Castel Monastero, nous avons cherché à savoir si ce nouveau souffle électrique parvenait à transcender l’icône d’Ingolstadt.

Audi Q3 Paysage Toscane
3/4 arrière Audi Q3

Le voyage commence par un paradoxe : celui de la puissance qui s’exprime dans un murmure. En quittant l’agitation de l’aéroport de Florence, le Q3 s’élance dans un silence de cathédrale, porté par une autonomie électrique qui franchit désormais le cap psychologique des 100 kilomètres. À l’intérieur, la « scène numérique » avec ses écrans OLED courbe l’espace autour du conducteur, créant un cockpit futuriste qui tranche avec le classicisme intemporel des collines toscanes. Sur les routes sinueuses et parfois exigeantes du roadbook, le mariage entre le bloc thermique et la fée électricité opère avec une fluidité nouvelle. Ce n’est plus seulement un SUV premium que l’on conduit, c’est une partition équilibrée entre la force tranquille des 272 ch et une douceur de roulement dictée par une suspension adaptative frôlant la perfection. Dans ce décor de carte postale, le Q3 e-hybrid ne se contente plus de suivre la route : il l’épouse.

Petite mise en contexte

L’Audi Q3 n’est pas seulement un membre de la famille des SUV d’Ingolstadt, c’est un véritable pilier commercial. Lancé pour la première fois en 2011, ce modèle a déjà séduit environ 2,5 millions de clients à travers le monde. En France, il s’est imposé comme le best-seller incontesté d’Audi depuis 2019, avec près de 60 000 unités immatriculées sur le territoire depuis cette date.

Aujourd’hui, alors que le marché s’oriente massivement vers l’électrification, le Q3 entame une mutation stratégique. S’il conserve ses proportions dynamiques et musclées, il se dote d’une technologie hybride rechargeable (PHEV) de nouvelle génération. Les ambitions sont claires pour 2026 : Audi prévoit que les motorisations e-hybrid représenteront 65 % des ventes du modèle en France, contre seulement 5 % pour le diesel et 30 % pour l’essence. Fabriqué dans l’usine de Győr, en Hongrie, ce SUV de deuxième génération (dont la silhouette Sportback représente une part importante des immatriculations en Europe) mise désormais sur une « scène numérique » intérieure digne des segments supérieurs pour conforter son positionnement sur le segment SUV Premium.

Profil Audi Q3

Le design de cette nouvelle Audi Q3

À l’arrêt, face aux murs de pierres ancestrales de Castel Monastero, la nouvelle Audi Q3 SUV impose une présence plus athlétique que jamais. Si elle conserve sa longueur de 4,53 m, ce millésime semble avoir gagné en relief. La face avant est désormais dominée par un regard technologique saisissant : ses nouveaux phares numériques Matrix LED, à la signature personnalisable, encadrent une calandre dont les anneaux dissimulent subtilement une caméra à 360°. L’ensemble dégage une impression de robustesse moderne, presque organique, renforcée par cette robe « Vert Sauge » qui capte la lumière toscane de manière changeante.

arrière Q3

De profil, l’équilibre est parfait. On remarque immédiatement les hanches marquées qui soulignent les passages de roues, un clin d’œil discret mais efficace à l’héritage Quattro de la marque. La ligne de toit, qui culmine à 1,58 m, s’étire avec élégance vers un spoiler arrière qui dynamise la silhouette sans en casser la stature de SUV. C’est d’ailleurs au niveau de la poupe que mon enthousiasme s’est un peu tempéré : si la chute de reins est flatteuse, le nouveau dessin des feux arrière sur deux étages crée une surcharge visuelle qui casse un peu la fluidité habituelle des lignes. Malgré ce détail qui divisera sans doute, la nouvelle Audi Q3 ne détonne pas dans ce paysage de collines douces, il semble au contraire avoir été sculpté pour épouser ces courbes.

Vue cockpit audi

Une « scène numérique » au service du voyage

Une fois la portière refermée, le contraste est saisissant : on quitte le classicisme des collines toscanes pour une immersion technologique totale. Audi appelle cela la « scène numérique », et force est de constater que l’effet « wow » est au rendez-vous (surtout de nuit). Face à moi, l’habitacle s’articule autour d’un ensemble d’écrans d’une clarté remarquable : un Audi virtual cockpit de 11,9 pouces pour l’instrumentation, complété par un imposant écran panoramique MMI Touch OLED de 12,8 pouces qui semble flotter sur la planche de bord.

ecrans q3

Malgré cette débauche de pixels, j’ai particulièrement apprécié qu’Audi conserve des boutons physiques pour les commandes essentielles, évitant de quitter la route des yeux dans les lacets serrés. Au centre, la console s’épure grâce à un nouveau commodo de vitesse, beaucoup plus compact. S’il faut concéder que vos trois premiers changements de rapports seront dictés par vos anciens réflexes, une fois ce nouveau geste intégré, le dispositif se révèle d’un agrément remarquable, libérant l’espace avec une élégance certaine.

Côté vie à bord, la nouvelle Audi Q3 ne sacrifie pas son sens de l’accueil sur l’autel de l’hybridation. Si les batteries réduisent logiquement le coffre à 375 litres, la modularité reste exemplaire grâce à la banquette arrière coulissante sur 130 mm. Le voyage gagne enfin en sérénité grâce au vitrage acoustique qui, couplé au mode 100% électrique, transforme l’habitacle en un véritable cocon de silence, nous isolant parfaitement du monde extérieur pour mieux profiter de la pureté du paysage italien.

quattro strade

Une technologie discrète au service de la sécurité

L’intelligence embarquée de cette nouvelle Audi Q3 ne se contente pas d’aligner des pixels ; elle déploie un véritable filet de sécurité, aussi discret qu’efficace, qui transforme la conduite en une expérience d’une sérénité absolue. Sur les routes parfois étroites et piégeuses qui serpentent entre les vignes, j’ai pu mesurer à quel point cette débauche de capteurs devient le prolongement naturel des sens du conducteur.

Une vision nocturne haute définition

Le premier choc technologique survient à la tombée du jour. Les nouveaux phares numériques Matrix LED ne se contentent pas d’éclairer ; ils sculptent la lumière. Grâce à la technologie micro-LED, le faisceau s’adapte en temps réel pour masquer les autres usagers tout en illuminant les bas-côtés avec une précision chirurgicale. Sur les portions non éclairées du parcours, la fonction « feu de voie » projette un tapis lumineux qui guide littéralement le regard, sécurisant chaque changement de trajectoire. C’est une sensation de confiance inédite : on a l’impression que la voiture anticipe les zones d’ombre avant même que l’œil ne les perçoive.

vue profil Q3

Concrètement ça donne quoi sur cette nouvelle Audi Q3

Sur les voies rapides reliant Florence, l’Adaptive Cruise Assist Plus prend le relais avec une fluidité bluffante. Contrairement à certains systèmes trop intrusifs, celui d’Audi gère le maintien dans la voie et les distances de sécurité avec une douceur qui n’entame jamais le plaisir de conduite. On se surprend à relâcher la pression, bien aidé par l’Emergency Assist qui veille au grain en arrière-plan.

Mais c’est en ville et lors des manœuvres que la technologie se fait la plus appréciable. La vision à 360° est d’une clarté bluffante : les caméras, habilement dissimulées (dont une sous les anneaux de la calandre), permettent de placer les roues de notre Q3 Vert Sauge au millimètre près. Et pour ceux qui redoutent les créneaux serrés des villages toscans, le Trained Parking mémorise et reproduit vos manœuvres habituelles.

Les motorisations au catalogue de cette Audi Q3

Sous le capot, l’Audi Q3 joue la carte de la polyvalence pour ratisser large, bien que l’accent soit désormais mis sur l’électrification. La gamme s’articule autour de trois piliers, adaptés à tous les profils de conducteurs :

  • L’e-hybrid (PHEV) : C’est la véritable star de ce millésime, déclinée en deux niveaux de puissance : 204 ch et surtout la version de 272 ch que j’ai pu prendre en main. Le gain en efficience est spectaculaire avec une autonomie électrique qui grimpe à 120 km, faisant du Q3 le nouveau leader de son segment sur ce point. Autre nouveauté majeure : l’apparition de la recharge rapide DC jusqu’à 50 kW, permettant de récupérer 80 % de batterie en seulement 26 minutes sur une borne publique.
  • L’Essence (mHEV) : Pour ceux qui ne sont pas encore prêts pour la prise, le bloc TFSI de 150 ch reste au catalogue, désormais épaulé par une hybridation légère 48 volts pour optimiser la consommation.
  • Le Diesel (TDI) : Audi n’oublie pas les gros rouleurs avec deux motorisations de 150 ch (traction) et 193 ch, cette dernière bénéficiant de la fameuse transmission intégrale quattro.
soleil Q3

La force tranquille des 272 chevaux

Dès les premiers tours de roues en quittant l’aéroport de Florence, le Q3 e-hybrid de 272 ch impose un flegme olympien. Ce qui frappe immédiatement, c’est la transition imperceptible entre le moteur électrique et le bloc thermique. Dans les phases d’accélération sur l’autoroute menant vers Sienne, la puissance est là, généreuse, mais elle est délivrée avec une linéarité qui privilégie le confort à la brutalité. On sent que les 272 chevaux sont au service d’une polyvalence totale plutôt que d’une sportivité pure.

Mais c’est sur les routes secondaires, celles qui serpentent à travers les oliveraies, que j’ai réellement pu tester le caractère de notre SUV Vert Sauge. Malgré le poids inévitable des batteries, le châssis reste d’une agilité étonnante. La grande responsable ? La nouvelle suspension adaptative à deux valves. Elle réussit le tour de force d’offrir deux visages bien distincts : d’un côté, un mode « Confort » qui transforme le bitume parfois granuleux de la Toscane en un tapis de velours ; de l’autre, un mode « Dynamic » qui raffermit les appuis et limite le roulis dans les enchaînements de virages serrés.

On aime

  • Le confort royal
  • La robe vert sauge
  • L’ergonomie du nouveau commodo

On aime moins

  • Le dessin des feux arrières
  • Le volume du coffre amputé
  • La facture qui grimpe vite
conclusion Q3

Nouvelle Audi Q3 : La maturité d’une icône

En conclusion, cette nouvelle Audi Q3 ne se contente pas de suivre la marche de l’électrification : elle peaufine une recette déjà largement plébiscitée. Si la motorisation e-hybrid franchit un palier technique majeur, c’est bien l’homogénéité globale du SUV qui impressionne. Malgré un dessin de feux arrière qui pourra diviser et un volume de coffre impacté sur les versions branchées, le bilan reste extrêmement solide. Porté par un confort de roulement impérial et un habitacle numérique de haute volée, cette nouvelle Audi Q3 réaffirme son statut de référence.

Les remerciments

Merci aux équipes Audi France pour l’invitation et ces deux journées au volant de cette nouvelle Audi Q3. Plus d’informations ici.

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